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E- pour les enfants de Gloire... (1)

Jésus ressuscité- détails étranges....(2)

jeudi 25 janvier 2007

Toujours présenté, par une sorte de plis devenu inutilement rigide, comme découlant de Jésus Christ, le christianisme tire son nom de l’adjectif Christos, l’Oint- en grec- en d’autres termes « revêtu de puissance », moins avant qu’après sa « résurrection »(3)...

En effet si tout le monde meurt, afin d’entreprendre un voyage qui emmène « le mort » beaucoup plus loin qu’une fusée interplanétaire....-

si, et cette prémisse admise (par les élites de tous les peuples, religions, cultures, civilisations ...), le dit « mort » se retrouve bien et d’une certaine façon « vivant »,

il s’en faut de beaucoup que celui-ci se manifeste aux êtres fait de chair et de sang, d’émotions et fantasmes...

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A quelques exceptions près, dont les grandes personnes préfèrent souvent ne rien dire... Ainsi il est plus courant qu’on ne le pense, lorsque les enfants sont devenus grands à leur tour, donc parents, voire grands parents, que leur propre mère, oncle, tante etc leur fasse signe, dans « un rêve »- à ce point marquant qu’il n’y pas de doute, c’est bien lui, ou elle - bref un vivant...

Donc Jésus Christ, condamné à mort par le grand prêtre de sa propre religion (juive) comme le vice roi (romain) de la puissance occupant la Palestine- « apparaît » donc même pas trois jours après sa mort , à une très Belle femme..., qui était devenue son disciple- non sans grognements des autres disciples, masculins....(4)

Marie Madeleine se précipite, mais Jésus lui dit de ne pas le toucher... Détail important... Il « apparaît » 40 jours plus tard à des disciples en route vers Emmaüs, faire un bout de chemin, mais - autre détail - les disciples ne se rendent compte que c’est Lui qu’une fois qu’il les a quittés..., juste avant d’arriver en ville ...

Il « apparaît » encore à ses disciples enfermés dans une maison, dont ils avaient pourtant barricadé les portes et les fenêtres, mais là encore autre détail, il leur permet de le toucher, vérifier que c’est bien lui..., allant même jusqu’à partager avec eux leur repas...

Enfin il « apparaît » (un peu comme un « Ovni » ou « soucoupe volante »)- trois ans après ces évènements à Paul, sur la route de Damas- et Paul, supporter féroce de l’ancienne religion (juive- dont le grand-prêtre fulminait fatwa sur fatwa contre les « chrétiens »), en perd la vue, mais non la mémoire...

Car « l’objet volant non identifié » lui a non seulement précisé qu’il retrouverait la vue si etc- mais lui ordonne, dès qu’il sera guéri, de « prêcher » la nouvelle « religion » - entre guillemets...

En effet le christianisme ne deviendra vraiment religion que trois siècles plus tard, au début du IV siècle, sous un certain Constantin, empereur de Byzance, où furent transportés toute la hiérarchie, fastes, rites de Rome - la super puissance de l’époque, mais plus pour longtemps, et bientôt submergée par les barbares...-

Arrivé ici l’enfant trouvera cette religion bien étrange, surtout si, tributaire d’un milieu excessivement rigide et borné, il ignore que de tels « évènements » se retrouvent aussi bien dans le Judaïsme que dans l’Islam, sans parler d’autres traditions, de beaucoup plus Anciennes, mais dont les monothéistes préfèrent ne pas entendre parler ...

Comme s’ils avaient le monopole des « mystères » , c’est à dire des doctrines et surtout des moyens permettant, dans une certaine mesure, et moins que jamais à tout le monde..., d’obtenir quelque certitude sur ce qu’un scientifique moderne appellerait d’autres « dimensions... »

A cela près qu’un scientifique a besoin de toutes sortes de machines pour observer, déduire, comprendre, formuler des lois - alors que les magiciens, les sorciers, les Saints, les sages n’ont besoin de rien de tout cela - juste beaucoup de finesse, équilibre, et de subtilité... enfin ce petit coup de pouce magique que les théologiens (dans leur jargon très spécial...) appellent « la Grâce », pour arriver à jeter un petit coup d’oeil « de l’autre côté du miroir »..

Au bout de vingt ou trente ans diront les brutes ..., qui du coup n’ont pas tout à fait tort, vu ce que sont devenues les campagnes comme les villes - et surtout les Arts et métiers d’autrefois ...

Enfin ce que le vulgaire appelle « la science », comme de juste se confondant, dans la mentalité même des gens instruits, avec les produits de l’industrie ...- façonnant un monde où riches et pauvres, ignorants comme cultivés...- sont comme rendus « sourds » « muets » et « aveugles », à toute théophanie ...

Car le Monde, et tout ce qu’il contient, est la Théophanie par excellence- par exemple la beauté, la joie, et le mystère du Chat..., de la souris, du Loup..., du colibri -

Enfin du Serpent..., pour mettre un peu de gravité dans tout cela, bref, de l’Ordre....


(1) Gloire, de passage, nous confie son désir, pour ses enfants, d’une connaissance « à peu près normale » du christianisme- Aurore relit le « petit catéchisme » et s’étonne du titre, comme de la façon de passer sur la vie terrestre du « dieu » tant idolâtré- à quoi Clebs répond que si le « dieu » n’était pas ressuscité, on aurait jamais entendu parler de cette affaire.

Aurore propose alors comme titre « le corps de gloire », mais Clèbs objecte qu’il faudrait considérer ce mystère dans d’autres traditions -

par exemple dans le bouddhisme, où il est question de « corps d’Arc-en-ciel ». Il faut dire que Clèbs éprouve l’aversion la plus totale envers une « histoire du salut » qui, non content de fausser de fond en comble le mystère..., vire trop vite à une sorte de « condensé d’ignorance, de démence et d’orgueil... ».

Il réfléchit ; tu précises, dogmatique ...
Aurore très sérieusement- la démence ?? Clèbs grinces ...

Suit un petit ping pong d’une sécheresse apocalyptique...- de quoi donner des sueurs froides aux théologiens- après quoi on décide sagement de remettre le problème à demain-

Bon soir cousine, bon Soir cousin...

(2) Rubrique " Mira Ceti " se propose de renouveller le fantastique... idôlâtres s’abstenir ...

(3) Dans son " introduction au mystère..." du vieux Chat... Gillis ch XI " les origines de la religion chrétienne " - note très justement que celle-ci doit son essort à un Jésus qu’un léger abîmes sépare désormais du saint terrestre...(éditions de l’Oeuvre- 1986)

(4) Sur la résurrection et ce qui s’ensuivit ; Mathieu XXVIII, Marc XVI, Luc XXIV enfin Jean XX- pour la cohérence enfantine, Luc est suffisant ...