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L - ascètes et Dragons...

vendredi 12 septembre 2014

retour sur C- Des Lits du Rêve,

Le bouddhisme pour l’Orient éloigné, les monothéistes pour l’Orient proche dit très symboliquement des échelles du Levant, représentent la reprise d’une tradition plus Ancienne, mais comme arrivée en fin de course, impliquant un épuisement du support humain comme du milieu...

Ainsi les Celtes ne sont pas des gaulois, encore moins des nordiques ― les Etrusques ont précédé les romains ― la Crète n’est pas Mycènes ― enfin les grecs sont de parfaits barbares, à qui un tout petit vernis a vite fait de faire perdre la tête et donc l’essentiel...

En continuant les Hébreux sont tout autre chose que des juifs ― les Dravidiens sont bien plus anciens que les ariens (on simplifie) ― les japonais, aussi métissés que des italiens, sont à mille lieux des Aïnos...― les Miao autrement doués que les han ― et du reste, en japonais, c’est Miyo pour signifier le mystère...

De sorte qu’une nouvelle tradition ne peut faire autrement que proposer la légende
non plus d’un peuple, mais d’un prophète ou envoyé, présenté comme condensant
en lui-même les possibilités de la nouvelle phase cyclique...

Entendons Analogue à celle qui a précédé, mais en plus petit..., nous voulons dire
de façon générale, plus limité quand aux possibilités accessibles à ses adhérents, notamment sur le plan gnostique... (pour le Cycle monothéiste, Deutéronome, XXX,11-14, précise ce thème...)

D’où, chez les peuples les plus divers, un repartage de la terre, le paysage géographique comprenant toujours comme une "terre des morts" ou encore
des Ancêtres - relief peu accessible, forêts impénétrables, lacs comme chacun
sait demeure de Sirènes et Tritons...

ici pour le lien U-Evola, Ebola * ....

Mais revenons un peu sur nos pas...

Ainsi aucun kabbaliste ne saurait se comparer à Moïse, Jésus n’est pas l’homme
mais "le fils de l’Homme", et le futur Buddhah dit n’avoir jamais fait autre chose
que redécouvrir la Voie suivie par "les Tout Eveillés d’Autrefois".

Avec par définition un certain nombre d’exceptions, comme Elie qui en somme reproduit Hénoch ou Idriss... Un roi Salomon en ce qui concerne les juifs comme
les musulmans parfaitement légendaire...,

enfin pour le Bouddhisme thibétain un Padma-sambhava seul à même de vaincre
les sorciers ou magiciens Bönn, de la tradition "primitive", id est trop évoluée
pour les nouveaux venus...

lien sur L-Catholicisme et Animisme, note (10).

Par quoi nous arrivons à Pharaon, sorte de Dragon représentant précisément les hommes de Pouvoir voire de Connaissance du Cycle antérieur -

08-04-14- Raison pour laquelle Ibn Ærabi non seulement "sauve", mais proprement "retourne" le personnage de Pharaon,au plus grand scandale des docteurs...

Lesquels par définition,( de leur naissance Dragonesque) vont mettre à l’épreuve le prétendant..., notamment en ce qui concerne la maitrise de l’état de Rêve (les tentations...) ou plus techniquement de Téjas, représentant le Feu...

Thème que nous retrouverons, en moins dramatique..., dans la légende de l’Eveillé, ressortant de la Caverne avec, dans sa sébile, l’Entité que nul n’osait affronter.....

Avec une sorte de dédoublement inhérent au genre...,
le Méchant se réclamant de l’aspect Chaleur, énergie donc Pouvoir (associé à l’âme)- le Gentil de l’aspect Lumière, compréhension donc Connaissance (l’Esprit....)

Car il reste toujours quelques représentants du Cycle antérieur - ce qui résoud,
soit dit en passant la querelle Guénon x Evola, celui-ci tenant d’un pouvoir temporel par définition de souche..., et celui-là d’une autorité spirituelle émergeant à peine
sur la scène du monde, voire carrément importée...

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Ceci posé pour bien comprendre, coexistant avec une exaltation des origines, une certaine diabolisation du passé le plus récent ― que celui-ci concerne la fin, donc le Fer du Cycle immédiatement antérieur, auquel se cramponnent les Roi ― comme les Prêtres se réclameront,(avec plus ou moins de bonheur...), de l’Or, ou lumière Intelligible qui prévalait au commencement...

Ainsi en ce qui concerne la fameuse opposition entre le sacrifice des enfants à un certain Moloch et le sacrifice d’Isaac par le père des croyants-

Celui-ci épreuve "psychologique" mais dont Ibn Ærabi a donné le fin mot...
- 12-09-14 - Bref, un Abraham un peu bêtasse, incapable d’interpréter le Songe (1)

Celui-là, purification rituelle, (vraisemblablement réservée à une élite...)

Subsistant un peu partout dans le monde sous la forme du
" saut au dessus d’un Feu..." qui représente précisément les passions
consommant donc consumant l’âme...voire son support biologique....

Car bien entendu si la signification profonde est Voilée, il va de soi que
c’est en vue d’une stratégie psychologique, destinée à capter l’imagination
comme bien asseoir les bases de la nouvelle éthique ou morale -

Qui chez les (nouveaux) ascètes, et à fortiori les gnostiques, demeure à la fois technique et ludique...

Pour amorcer un thème des plus complexes réduit à deux ou trois pulsions
par les barbus, ou encore les mystiques, bref des moucherons qui se prennent pour des abeilles, ou des sauterelles (2) ou encore des papillons...

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Sur cet autre plan, dont les simples croyants n’ont pas à connaître, il faut considérer, de façon générale, que les méthodes en œuvre Jadis (3)... ne sont plus aussi accessibles qu’autrefois...

Comme si la descente du prophète ou Avatâra, tout en ouvrant de nouvelles possibilités, provoquait au préalable une solidification du milieu humain et cosmique antérieur...― ceci évidemment dans certaines limites qui sont celles de la nouvelle substance collective amenée à développer la nouvelle révélation.

Non pas que les méthodes mises autrefois en œuvre aient totalement perdu leur efficace, mais parce qu’elle se trouvent comme enveloppées ou transmuées à l’intérieur de celles qui leur ont succédé ― formant le formalisme extérieur de ce qui apparait comme religion-

Impliquant, prière, rites calendrier liturgique, le tout cadré par une théologie plus ou moins adéquate, plus ou moins transparente (ou opaque...) aux mystères- qui ne sont que très relativement nouveaux....

De sorte que si d’aventure un ascète (adhérent de la nouvelle orthodoxie),
entrait de façon "hétérodoxe", (entendons sans passer par le Filtre
ou les enveloppes accompagnant la nouvelle révélation), en possession
d’un "moyen magique" appartenant à un "monde oublié",

il y aurait de grandes chances pour que le dit "moyen" commence par le précipiter vers les régions Infernales...

Ou l’apprenti dragon y perdrait non seulement ses Ailes mais ses écailles...(4)

Chien-Huskie commence à nager la grande brasse..., Aurore nous fait remarquer
la taille suffisante de cette petite veillée au coin du Feu... destinée à bien préparer
la différence entre petit et Grand véhicule...(Maha-yâna et hina-yâna)

à bientôt donc....

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(1) - in "les Chatons de la Sagesse’", chapitre sur le verbe d’Abraham, traduction Titus Burckhardt - ou Ch.A.Gilis, texte ærabe en regard, pour les plus sceptiques... Sur ce symbolisme D- le symbolisme du Bélier et G- Bélier et Taureau ...

(2)- Œil-de-Faucon nous fait remarquer l’isomorphisme entre la sauterelle (djaradà) et l’île (djésirah)* - et Sage et Image de nous proposer une Mandorle hérissée de poils...

(3)- le Jade c’est d’abord la sincérité et non les simagrées des sbires et créatures de l’Empire, qui après avoir fait semblant de s’interesser à la prière, aux celtes à l’hésychasme..., s’avèrent un de ces innombrables monstres que San Tsang découvre dans son périple magique et... Fantastique...

(4) Symbolisme Zoomorphe ; langage et parodie ... ;A- singes et guenons

* (surate XXXVII 1,2,3, telle que commentée par le Vieux Chat in "symboles fondamentaux......." et signification de cet insecte par des Roches Noble Cour.../ Lieu Tseu déjà notée)

** barque Birmane - merci la "civilisation"...