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L- mantra et prière....

en traduction simultanée...

lundi 13 janvier 2014

25 Avril 2014 ― lien direct avec le sujet L- Mantra et Machinisme,.
12 Mars ― retour sur L- comme EL, ou quand Guénon ne voit pas ... et K- de la prière .
pour les fans de Carlos Castaneda, R- vrais et faux toltèques... (You said Castaneda ???).

Texte - Perçant rarement la carapace d’idées préconçues sous-tendant les théories de la science moderne, hypnotisé par ses résultats technologiques, culturellement imbibé de tous les préjugés de la Renaissance -

enfin insidieusement empoisonné par toutes les corruptions de la théologie...D- code D comme " dogme."..., l’homme moderne se voudrait-il croyant, est un homme qui doute...

Car c’est par l’impeccabilité, le choix consistant du chemin-qui-a-du-cœur...
(au sens du Sorcier)(1) que l’on acquiert la possibilité de pénétrer
les Arcanes du mystère,et non par une harassante réflexion,
fut-ce sur les données les plus authentiquement "traditionnelles"...

Ceci étant et renvoyant notre visiteur aux présupposés cosmologiques de la prière, états multiples, sphère de la Lune et autres thèmes très doctement développés par le Vieux Chat (2), comment "fonctionne" la prière...

Nous voulons parler de ce Rite, dans certaines de ses formes on jurerait Mantriques...(3), et pourtant mis à la portée des enfants..., comme du plus simple,
du moins "développé" des croyants...

Par exemple notre Isidore, qui élève des cochons (s’il était musulman ce serait des moutons...)(4), mais quelle probité et quelle gentillesse, et quelle bonne humeur, dans une vie faut il le dire assez rude- mais que cet homme excellent égaye de son accordéon, entre deux récoltes de raves, ou les Foins, qui comme de juste dépendent du Ciel...

Et comment expliquer le contraste entre "la vie simple" des prophètes, de leurs disciples et ascètes leur succédant - vies dans lesquelles "la prière" occupe une telle place...(5), et le prodige que constitue, à partir de ces minces torrents de Montagne..., les Fleuves prodigieux des grandes religions...P-Islamisme, entre mensonge, mystère et vérité....

Bien, disons que la prière comme toute action, mais plus encore intention...,
est comme "une direction de l’espace" laquelle, munie d’une énergie suffisante..., amène forcément une réponse, de ce qui de prime abord apparait comme
le milieu cosmique...

Ceci dit le milieu cosmique, immédiatement une extension dans le Temps du monde physique visible..., est loin d’être homogène...

ne fut-ce que par ce que "la matière" comme ses utilisateurs
se modifiant instant après instant, le passé comme le futur, se résolvent,
du moins en ce qui nous concerne, moins en objets qu’en "Lignes de forces"...

Dont pourtant émergent comme dirait à peu près Augustin ("Confessions", le temps), des Règnes, espèces, phénomènes, êtres, enfin énergies parfaitement ordonnés, (encore qu’aux extrema, quelques peu indéterminées...)(6).

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Si la prière est...priante, comme celle des enfants, des simples, ayant gardé la Foi - Providence, telle Lune, éclairera la face de l’étang..., et les Anges tels les abeilles* polliniseront fleurs des champs, fruitiers enfin corolles des arbres immenses,"inutiles"...

Soit maintenant l’analogie électrique, diabolique... : aimant, électroaimant..., bobines et enroulements...

Si la prière est mécanique, l’effet de la répétition, analogue aux nombres de spires, sombre vite dans une étrange torpeur - et pour certains, toujours prompts à accuser les parents, la société, bientôt la terre entière - une remontée de toutes les vapeurs, biens méphitiques dites encore des Infernauds Paluds...

Si la prière est méditante, afflueront les pensées s’agrégeant avec plus ou moins de bonheur autour d’un noyau dur dogmatique, en ce qui concerne le christianisme particulièrement déformé...A- Dogme chrétien entre mystères et imposture

Noyau dur... bonne image, un peu trop "alchimique"..., nous voulons dire grevée de toutes les ignorances de l’occident...

En effet c’est le Moi tout entier qui est la Montagne ou Dieu (le Soi, la Pierre)
git enseveli - sorte d’énorme masse, d’Iceberg...

Dont la partie émergée est la mémoire actuelle consciente, la partie immergée tout le reste..., s’agrégeant de la naissance à la mort, selon le cycle de la Nécessité ou encore des cause secondes..., dont les racines s’enfoncent dans le marais sans fond de l’âme ancestrale...

Car bien entendu toute action humaine ayant un précédant génère un égrégore -
dont les courants (lignes de force), jamais étudiés, encore moins maitrisés...,
ont quelque chose de particulièrement Fatal...

Et ce d’autant plus qu’une civilisation, une religion..., sur la pente Bestiale (intégrisme, naturalisme, rationalisme),A comme Apocalypse de Jean- voit insidieusement les abeilles remplacées par "les guêpes" , massacrant les abeilles, tout en pollinisant à rebours....

De sorte que la prière, telle qu’entendue par nos contemporains, et fut-elle perpétuelle comme le voudrai un monachisme à mille lieues de la primitive "église"..., n’est jamais qu’en tout petit rémora sur le Requin de l’imagination de l’instinct, du désir...

En effet ce qui fait défaut à notre moine, c’est "la doctrine"
permettant de bien comprendre avec la nature, partant le fonctionnement
de la prière..., la "matière" à laquelle sera appliquée cet Outil...

Immédiatement la prière dite « perpétuelle » (sorte de moyen terme entre mantra et chapelet) agit ou réagit... comme un tout petit morceau de Fer à moitié liquide, glissant à la surface d’une énorme Gueuse de Fonte...

Gueuse fondue au hasard des douleurs, des sévices et cela va s’en dire des délices... obtenus de façon plus ou moins orthodoxe... selon la morale, l’éthique, ou encore la Loi... Surface conjuguant sur-moi...regard social et image plus ou moins bonne de soi-même... "Gueuse" dont la prière - comme introspection, grappin, modem... Lunaire..., certes explore les rainures, les fissures... -

Lesquelles toutefois, sous l’action de ce que le Sorcier nomme l’Anneau de raison-parole, (mais plus encore cette invincible tendance à l’auto-justification...), tend à reformer exactement les même reliefs, les mêmes structures...

En termes de pensée, les mêmes "chaînes" de raisonnement...
En termes d’action la même torpeur, la même hypnose des habitudes,
qui anesthésient, consolent notre "ivrogne" accro au devenir...

Remettant toujours au hasard, à la chance, enfin à la complaisance d’un regard
amical ou féminin..., un " retournement ", dont toute littérature n’est jamais que
le reflet poisseux, inconscient, démultiplié jusqu’à la nausée...(7).

Car la métanoïa au sens " primitif " suppose ― avec une descente aux Enfers partant une œuvre au Noir qui soit autre chose qu’une chute dans le Bourbier...― une réelle capacité à parvenir aux " Antipodes "...

En effet c’est le Tonal tout entier qui est l’Aimant, autrement le corps de Lucifer - dans les contes de « l’Arabie heureuse » (nous voulons dire pré-islamique...) moins Iceberg qu’Ile..., de Cuivre, voir de Fer...

Attirant sur ses écueils tout navire, toute Nef, voire tonneau..., pour son malheur bardé, clouté, cerclé de métal, au sens ésotérique du terme...

Ce métal, d’aucuns diraient les métaux..., généré par les désirs,
les passions de l’être encore en Proie au devenir...

Qui jamais au grand jamais ne s’avise des limites, encore moins du mystère,
auquel précisément invitent les Limites du corps physiologique ―
comme d’un raisonnement livré à ses propres vertiges
...(8)

Enfin cet émotionnel ― poésie, pudeur, rêve...― que sergents et stratèges
s’acharnent à détruire, au motif n’est-pas, de leur totale inefficacité...

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Supposons maintenant notre argonaute parvenu aux Antipodes..., c’est à dire sous l’Iceberg au fond des Eaux...

Le petit aimant de la lucidité (notre vitriol...) sera enfin à même ―
en changeant ou le nom ou pierre semée par les hommes,
en "nom" donné par les Dieux... ― de réaliser deux choses...

D’une part les embranchements à partir desquels s’est constitué son individualité actuelle..., en termes végétaux acquérir la capacité de remonter et descendre - écureuil, martre..., crapaud ou hérisson - des racines aux branches de l’Arbre -

De sorte que l’Arbre de la Mort, brûlé, tanné, le Coran dirait l’arbre Zakum du " damné "... devient l’arbre Thubà des " guéris " ou "sauvés "...

Dont la sève ou résine sera à nouveau ce miel liquide qui rend si charmant l’enfance
et si poignante la nostalgie de ces instants
...(9).

Où le moindre paysage, bête ou plante (nous n’osons dire Visage...) ne faisait qu’un avec l’Eternité...Et maintenant, à l’intérieur de ce moi nettoyé, purifié (château, tour, montagne, simple falaise) ― creuser une Autre caverne...

De sorte que ce nouvel " espace " soit véritablement ce lieu
" très éclairé et très régulier " dont "les frères" ont tout juste oui parlé...(10)

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Restent un certain nombre de questions, relevant de la comparaison entre l’Argonaute, initié dans le cadre d’une tradition ou le point de vue métaphysique semble jamais ne pouvoir s’affranchir du point de vue religieux...― et le disciple d’une forme comment dire... "chamanique.." utilisant des plantes, des lianes... -

Enfin l’aventure ou le grand plongeon tenté, sous l’effet d’une drogue de synthèse...
par une personne de formation plus ou moins athée, ou a-religieuse .... dont le doyen fut assurément Gérard Borg...(11)

Comparaison théorique, comparaison expérimentale, enfin comparaison théologale..., car l’Antéchrist ratisses large..., tellement plus large que tout ce que vous pouvez imaginez - un bon sujet ça... depuis K - Sites recrutant pour le Diable.

Bonsoir je rêves...revu 30-06-10.

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Notes

(1) "Voir" - ch 14 « l’affaire de voir » - Carlos Castaneda çi + alors R- vrais et faux toltèques... (You said Castaneda ???).

(2) "l’homme et son devenir..." chapitre "le voyage divin..." sphère de la Lune, etc - René Guénon.

(3) mantra - forme sonore, chargée d’une certaine énergie, communiquée rituellement, afin de purifier, rectifier, explorer le disque dur, ou l’Iceberg ou encore tel Anneau de notre Chronos personnel...

Un chapelet c’est autre chose mais bien mené, accordé,
cela vaut deux heures de "yoga"..

A mi-chemin tel passage, particulièrement rimé ou "carminé" du Coran, voir de l’ancien testament, agira - pour peu que l’intention se maintienne à la verticale...- par ses seuls sons...

(4) Il faut avoir tenu dans ses mains un petit porcelet pour réaliser le symbolisme du sanglier qui traverse un hallier tel une bombe - image donc du yogi qui traverse le monde subtil sans se noyer, s’enliser ou se faire bouffer par tout les tics suspendu aux branches de la plus étrange des Forêts ...

(5) pour les prophètes « prière » renvoie au « zhikr » réactualisant le Voyage divin (ou chamanique...) à travers les mondes O-sûrate 108-

(6)- Disons que pour celui qui prétend naviguer jusqu’aux « Iles des immortels », celles-ci lui apparaissent d’abord comme les lignes creusées sur le sable, formant douve autour d’un Rocher -

Alors et chacune de ces "lignes" résumant les passions collectives d’un moment d’une époque..., peut spontanément générer les plus fabuleux paysages oniriques, mais qui pour l’imprudent ou le téméraire, revenu de son « trip »..., redevient aussi sec la chaîne de Montagnes des contes - tout spécialement pour le fraudeur qui n’a aucun titre à ce voyage...

(7) le cadavre ou la victime des romans policier n’étant jamais qu’une « mot substitué » pour l’âme, tout spécialement celle de l’intello, par définition châtré et vendu...Les romans d’espionnage c’est Terminator contre Musclor... retour surM- quand Dark Vador en trouve Quatre (1)..

(8)- sourate La Lumière, verset 35 - en architecture la niche creusée dans un mur,
qui par définition n’est pas une fenêtre... dit le corps comme "temple", "caverne"
ou "mûrier creux"...

(9) En arabe le Th 9 et le B 2 soit 92 (article ///) contient les idées de résine, gomme, baume et guérison... de sorte que Le Toubib envisagé en Soi, n’est jamais que le Lignum Vitae des disciples d’Issa...

(dans son traité dit de « /.../ la profondeur des choses » Tirmidhi sur ce thème dilue quelque peu... G. Gobillot, Septentrion PUF-1996)

(10) en transposition Anagogique « la petite pierre » lancée par Génaro au double de Castanéda enfin à même de contempler en toute lucidité le fond du Ravin... (« tales of Power »).

(11)« le voyage à la drogue » Gérard Borg... seuil 1970* ch XIII « la nuit dans l’univers lysergique » - c’est très bien écrit, trop bien écrit..., car manifestement notre psychonaute recrute...

Rubrique Zoomorphe A- singes et guenons et B- Guenons - de la prolifération au recrutement