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-Y- Israël, entre sionisme et "terre promise"...

jeudi 12 janvier 2017

De façon générale, articles et chaînages des Rubriques D- code D comme " dogme."...
et Trois Cônes ou les trois Révélations..., bonne pioche ...

TEXTE- Comme l’explique R Guénon, au chapitre VI de ses « Aperçus sur l’ésotérisme chrétien », les hébreux furent parfois pris comme une Image de l’ensemble des initiés (ajoutons, des formes monothéistes)...

De sorte que « la fin du monde », rapportée au rassemblement de tout les « juifs » dans « la terre promise », signifie en réalité, avec l’épuisement du présent cycle humain, celui des « élus » capables de réellement parcourir la Voie jusqu’à "la Terre des saints "ou encore" des Vivants"...(1)

D’où « compléter le nombre », ou encore les « 144 000 » élus de l’Apocalypse de Jean, qui assurément n’ont pas le moindre rapport avec l’Etat d’Israël...

Qui de ce point de vue rejoint toute une kyrielle de parodies eschatologiques par lesquelles la civilisation occidentale, en pleine nécrose, essaie d’échapper à son destin..., notamment en détruisant ou achevant toutes les autres...

Pour revenir à notre sujet, rien de plus étonnant que le départ s’élargissant jusqu’au gouffre... entre un sionisme vigoureusement constructiviste ― pour ne pas dire kémaliste / léniniste et de ce fait carrément hostile au judaïsme rabbinique ― et la réintégration forcenée de ce courant, mettons à partir de "la guerre des six jours".

Via une "shoah" opportunément déterrée, conjuguée à tout un "évangélisme"
dévoyé en proportion de l’illusion, cette fois typiquement chrétienne,
portée par des expressions comme "le Christ de la Seconde Venue" ―
qui présuppose le Jésus historique, redescendant en chair et en os dont on ne sait quelle Soucoupe Volante, pour bénir les noces du Vatican et de Wall Street...

Car à supposer une nouvelle manifestation de ce... Prophète...― non pas dans une singerie bionique, mais dans son "corps de gloire"― celle-ci, limitée à elle-même, serait tout à fait insuffisante pour mettre fin au présent Cycle...

C’est à dire à la présente humanité comme au milieu cosmique correspondant...

Immédiatement une planète ravagée tant par l’extraction que les déchets,
les guerres "pour la Démocratie et pour le Droit"..., que la destruction des biotopes,
enfin l’abrutissante laideur de sa bétonnite... tout en "espaces" et installations qui en disent long sur l’atrophie de la fonction esthétique...

Tous processus que rien ne semble, ne fut-ce que ralentir...

Et que dissimule mal, aux yeux des gras petits eunuques des pays dits développés...,
un déluge d’évènements, de commémorations, de "fêtes", qui pour ne pas changer ― et vu la surenchère dans le son et lumière ― sont une imitation de plus en plus inquiétante et grotesque des calendriers religieux...

Ici et pour ne pas changer, les eschatologies les plus éloignées en apparence
se rejoignent, pour dire une brusque mutation tant du milieu cosmique
que de cet être dit humain... Mais reprenons nos thèmes...

L’Ancien testament dans son ensemble n’étant jamais qu’une reconstitution
ou réadaptation, à grands renforts de mythes, d’une tradition plus ancienne
.―ré ensemençant du Levant vers le Couchant, la zone entre l’Indus et le Nil ...― comment remonter plus loin ???

La première piste est cet alphabet, dit assyrien, à partir duquel Ezdras
(VI avant J.C) réécrit l’histoire...

Mais qui dans sa mutation structurelle, ne doit strictement rien au judaïsme. Mutation impossible à retracer à partir des textes...― et à laquelle renvoie éminemment le qualificatif de "syriaque"...

La seconde est ce vague schéma dit séphirotique, une doctrine plus vague encore..., mais qui rapporté à son modèle hindou fait pâle figure, pour ne pas dire résidu de la doctrine des Lotus ou sceaux de l’Arbre de Vie...

Toutes données à la fois reprises et savamment floutées avec le christianisme,
qui est d’abord un ésotérisme..., se transformant progressivement en religion,
et ce via une récupération un peu trop habile du thème grec de "la porte des hommes et de la porte des dieux"...( théorie des Avâtaras etc)..

(Sur tout ces thèmes K- Jésus Christ, "kabbaliste" ?!...

Mais réapparaissant dans toute leur "viridité", avec l’Islam, qui, oh prodige..., se voit très rapidement porté par un alphabet structuré à partir des mêmes Idées exactement...

Donc "syriaque", comme le Soleil, car ici l’arabe comme l’hébreu et à douze siècles
de distance... cristallise de la même façon ― preuve s’il en est de la permanence,
par delà les tourmentes du temps, d’un centre transcendant le sublunaire...

Toutefois Idées d’emblée revêtues d’un "envers" et d’un "endroit", c’est à dire
d’une législation que le christianisme primitif donc réservé..., par définition muet
sur ce thème, mettra des siècles à ordonner de façon à peu près viable...

Tout en exaspérant la "rivalité mimétique" entre L’Eglise naissante et la future Synagogue, rivalité sur laquelle il y aurait beaucoup à dire...(Boyarin, etc)

Ne fut-ce que parce que fondé, au tout premier commencement...,
sur les enseignements d’un Messie rendant évident à ses disciples,
la pétrification des sources de vie... Et le refus acharné des docteurs,
cramponnées au littéralisme d’un texte qui, pour fonder cette tradition,
ne sert, privé de ses Clefs... qu’a à alimenter l’idolâtrie naturelle à toute nation... (2).

En deux mots antijudaïsme basé sur la résurgence d’un ésotérisme devenu
"lettre morte" pour les docteurs ― ce qui n’est pas tout à fait la même chose qu’un anti...sémitisme, proportionnel à l’évaporation dudit ésotérisme chez les latins...

En attendant les protestants... Qui pour recycler, avec cela à tort et à travers,
un certain nombre de thèmes on ne peut plus islamiques, feront preuve d’une invraisemblable incompréhension envers toute espèce de gnose... D’où la liquidation des sacrements, donc des Sept sceaux (ou Lotus) auquel renvoie ce nombre ...

Une autre preuve, au demeurant, de la permanence, par delà les siècles,
d’un Ciel Caché..., est l’attribution, dans l’islam le plus ésotérique de
"la science des lettres" à Jésus-Christ...

Tout thèmes amorcés sans plus par René Guénon, qui tout à ses illusions maçonniques..., a finit par perdre de vue le chemin menant aux principes...
Des Lettres comme de la Géométrie (d’avant Euclide...)

Que dire alors de ses disciples, peu à peu séduits par des "trolls"
aussi chamarrés que fallacieux, renversant cul par dessus tête...,
nos amoureux transis de la Langue des Oiseaux...(3).

WWWWWWW

Conseils de lecture ; "l’An prochain à Jérusalem", Edouard Helsey, 1929, très actuel..., avec cela particulièrement éclairant sur le devenir des courants, on ne peut plus divergents..., à l’œuvre dans la genèse de l’Etat d’Israël...

(écriture remarquable, contrastant douloureusement, ne disons même pas avec nos modernes propagandistes, mais avec "la rentrée littéraire" tout simplement...).

"Pour sortir du vingtième siècle", Nathan 1981, partie 4, "comment savoir ?", Edgar Morin, pour comparer le ton des discussions sur les mensonges de l’Histoire dans les années 80, à celui imposé par la Gestapo des acéphales..., que les mises au point d’un Faurisson (et de quelques autres...) font tomber du haut mal ...

Enfin l’incontournable Jean Soler, (histoire du monothéisme etc) se heurtant
à un refus éditorial de plus en plus massif, (Dieu et moi/.../) et ce malgré le soutien d’un Elie Barnavi..., ce qui en dit long sur l’emprise des fanatiques cornaqués par un Likoud réduisant à dhimmitude la trop fameuse liberté d’expression...

Pierre Legendre "l’autre Bible de l’Occident , Fayard 2009./.../"


(1). Même idée à propos des « juifs » venus du monde entier lors de la Pentecôte... Sur ce « don des langues... », derechef le Vieux Chat...

(2)- ici le petit texte de Schuon, U- De l’inéluctable désintégration des monothéismes..., à partir de 09-12-13 (l’Œil du cœur) enfonce bien le clou affûté par Guénon, commentant pourquoi "les dieux abandonnés deviennent des démons"....

(3)- Antoine Faivre, le Jean Robin tel que décrit dans le blog d’Alexandre Palchine...

Côté Islam, ce maître de la langue de bois ésotéric (k), marié à une française,
qui n’en pouvait plus du discours comme de l’éducation, imposée à ses petits blonds par son Gilis... (Charles André, pour les dames...)