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D- un lézard parmi les ruines

lundi 28 août 2006

03-10-09-visites 695-journal de bord, article U, avril 2009 "avis de parution Livre de Ptah" sinon www.okopsa.com - SUJET - A propos d’imperceptibles détails (techniques) dans les ouvrages de Monsieur André Kervella.

TEXTE - Citrouille (à Voilettes), toujours ravi de nous voir, toujours coincé quand Aurore le touille sur la Chose maçonnique, consent à nous prêter ma foi un bel objet, genre compas et équerre entrecroisés, ou plutôt collés, de façon on jurerait consciente.

Mais sur le seuil de la porte "je te préviens, je les ai collés à l’oeil", (autant dire au hasard...). Chère Citrouille, avec son look, sa mentalité de gendarme..., chez "les hauts grades", ça doit pas être triste...

Comme cette visite, pour ne pas changer, n’est pas sans nous agacer (le fric dépensé pour éditer certaine brochure, à belle couverture rouge, vantant les mérites de certaine Rôtisserie...), nous nous fendons, quelque jours après, de quelques euros pour acquérir "la légende des fondations" de Kervella...

Lequel qui descend au bazooka non seulement les prétentions ésotériques des "spéculatifs", mais encore la théorie (pour ne pas dire la Forgerie), selon notre historien on ne peut plus controuvée, d’un quelconque ésotérisme chez les "opératifs" - Bigre ! ! ! !

La démonstration est remarquable, portant tant sur les valeurs de ces Ages révolus, que sur les contraintes générées tant par le métier que ses applications militaires..., en attendant le mouvement manifestement politique des "écossais", ne trouvant rien d’autre que certaine "ciboulette" (biblique), pour servir de mots de passe à nos vengeurs...

Sur Kervella (André), Aurore explore Google, pour reculer d’horreur- c’est toujours la même bouillie intense...― La même reconnaissance de la valeur du travail d’un "frère", mais assorties des mêmes petites grimaces pour ne pas désespérer les "apprentis", voire compagnons...

Au fait, qu’aurait dit le grand Guénon, qui tenait dur comme fer pour la persistance, à travers ces siècles de fatras, de rites transmettant "l’initiation effective"...

Un petit Lézard pourtant nous interpelle, et ce d’autant plus que déjà aperçu dans "la passion écossaise" - appelons-le Ali (avec un Aïn), ou Hector (avec un H)...

En passant sur une extension vraiment divertissante du tout premier Carré Long (1) il vient, outre que "le mot de maçon était jadis connu de certains ecclésiastiques, sans qu’il en résultat le moindre scandale pour l’Eglise comme pour la Foi" deux autres précisions dont notre savant historien ne peut s’empêcher de se gausser...

La première "nuance", est Verte, comme l’introuvable (en maçonnerie) Sagesse de l’Ancienne géométrie...

Elle porte sur les nombres 5 et 7, c’est à dire ceux établis par Ibn Muqla pour fixer les proportions de l’Alif en calligraphie..., ce vecteur quasi invisible de la transmission de certains principes, comme nous le disions ailleurs complètement perdus de vue par les grecs ...

De facto 5 + 7 donne 12, surface du tout premier Carré Long 3 sur 4 (donc 5)- comme 5 x 7 donne 35, demi-périmètre fameux sous Louis IX (les Quinze-Vingts...), apparaissant à titre de singularité rythmique au troisième Carré Long (développant la même série, soit 7 sur 24 (donc 25) -

Enfin 35 est également le total des termes de la proportion Quarte-ton-Quarte à propos de laquelle un Arturo Réghini, mathématicien et maître maçon, à écrit n’importe quoi...(2)

Notre propos n’étant pas ici de vulgariser les travaux de Ptah, passons à la deuxième nuance, Pourpre, de notre lézard, (car ici nous transcendons totalement la Géométrie, fut-elle fondée sur les principes...)

Il s’agit d’une figure de style on ne peut plus Orientale, mais qui transplantée en Occident, revient à affirmer sans l’ombre d’un rire..., qu’une "loge", ou plutôt un enseignement réellement digne d’une "chambre du milieu", se doit d’être montée en plein marécage "à égale distance du chant du Coq comme de l’aboiement d’un Chien..." Bref exactement le genre de précisions doctrinales qui ont le don de faire rire les profanes ...

Pourtant, en nous reportant "la Sagesse du mensonge" recueil mois curieux par son contenu que sa composition, au XVII siècle, par un moine du mont Athos...(3)- vient quelque chose comme "le coq-à-l’âne" des kabbalistes et autres musiciens de Brême ...
(pour qui ces entités sont comme les Sceaux ou Lotus extrêmes, ou si tu veux les racines Chtoniennes et le fruit Ouranien de l’Arbre de vie....

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Voici le début du Conte...

un Chien et un Coq fraternisèrent, et décidèrent- bâtissons un Village.

Le chien demanda comment le bâtirons-nous ???.

Le coq lui dit ; tu aboieras, et moi je chanterai, et ainsi le village se bâtira...

Ils allèrent dans la Forêt. Le chien aboya puis s’endormit ; le coq grimpa sur l’arbre et se mit à chanter ; le renard l’entendit, s’approcha et demanda au coq - que fais-tu là ????

Le coq répondit- nous Bâtissons un village...

Le renard lui dit - descend donc me mesurer un terrain à construire pour une maison ;

Le coq lui dit - le maître d’œuvre couche en bas, réveille-le et il prendra les Mesures...

Alléché par le coq, le renard perdit le fil s’approcha du chien et demanda au maître d’Oeuvre - lève-toi, je voudrais voir le terrain.

Le chien se leva courut après le renard, l’étrilla et lui arracha la Queue.

Ecorché, couvert de morsures, le renard gagna la colline et s’écria-

j’ai bien eu la rançon de mon intelligence, mais si vous arrivez à bâtir un village en vous y prenant de la sorte, vous m’en donnerez des nouvelles....

&&&&&&&

Le conte se prête à plus d’un commentaire à commencer par celui, Méta-physique, situant "la chambre du Milieu" à égale distance du chant du Coq comme de l‘aboiement du Chien du sensible comme de l’intelligible, en tant que susceptibles de plus ou de moins-

car arrivé à certaine station ou Maqam le moindre objet provoque une saveur unique (le voir Dieu en toutes chose ou créature, si possible asexuée..., des théologiens), saveur pouvant aller jusqu’à l’ivresse ou extase, encore que ces termes soient teintés de passivité...

Mais ne retrouvons-nous pas cette doctrine supérieurement exprimée chez le Sorcier, lorsque dans "Histoires de Pouvoir" il révèle à son disciple qu’il est entouré d’Eternité, et qu’il peut "se servir de cette éternité si tu le désires...".

Et quelques lignes plus loin de rentrer la signification profonde de ces directions de l’espace, dont la doctrine encore toute théorique chez un Guénon (4), débouche ici sur l&&&&&&&

À un autre niveau, moins "humain" qu’Angélique..., on peut dire que l’intégrité traditionnelle, subsistant à l’état Non-sensible (même dans le cas d’une tradition arrivées à son terme) réagit voire agit comme le Chien lorsque qu’un Renard philosophe ou contre-initié prétend à cette voie...

Enfin à un niveau proprement Hermétique (mais non nécessairement monastique (5), la queue de notre Louarn renvoie évidemment aux déboires, quand ce n’est pas à "la chute dans le Bourbier", que provoque tôt ou tard les "raccourcis" empruntés par certains pour se soustraire à l’attirance naturelle de l’homme pour la femme (donc la réduction à l’état de femelle est déjà une hérésie ...)...

Etude terminée, que le visiteur affilié à l’Honorable Société, peut d’ores et déjà faire parvenir aux intéressés...*** 26-03-13.


(1)) 3 ;4 ; (5) étendu 32 ; 42 ; (52), sans doute une boulette (à la ciboulette ???).

(2) In "les nombres sacrés... bla, bla, bla", Arché ; avec un satisfecit du grand Guénon (correspondance) qui aurait du consulter son épouse pianiste, laquelle aurait immédiatement noté la démarche tordue de Négroni, qui commence sa "démonstration" par un do, alors que l’ordre des notes est Fa ou Si, selon que l’on monte ou descend les quintes ....

(3) Saba Soulkhan Orbéliani, "la sagesse du mensonge", traduction G. Bouachidzé, Tbilissi 1978 éditions Ganatlèba.

(4)-Notamment sur le plan mathématique..., la géométrie du Carré Long comme de juste ignorée de la quasi totalité des cénacles maçonniques...

(5) Pour une Sagesse vraiment ancienne, le détour par le genre dit monastique ne convient qu‘à des êtres dont la prédisposition individuelle ou héréditaire l’exige -

Douce moquerie des taoïstes à l’égard du héros du Si Yéou Ki- mais également caractère purement conditionnel de l’état "d’eunuque", qui dans les Evangiles désigne le dit genre....

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